dimanche 25 mars 2012

Blé russe et carottes prétentieuses

Des erreurs d’aiguillage sans doute ont conduit des Russes, des États-Uniens, des Allemands et des Japonais sur mon beau Spiralweb. Je me suis dit que ça serait pas mal de les garder dans ma grotte conçue, entre autres, pour les polyglottes. Parallèlement, des recherches techniques ont conduit des maniaques jusques ici aussi, via le mot-clef « banque ». Donc, je peux me tromper, mais si je suis logique, pour retenir ces visiteurs venus de mondes lointains sur mon beau Spiralweb, le mieux — sans être toutefois l’ennemi irrésolu du bien —, le mieux, disé-je, n’est-il pas de flatter les bas instincts de tous ces gens ?
Ordoncques, je vais dire maintenant un mot gentil pour les Russes, un mot gentil pour les États-Uniens, un mot… vous avez compris le principe :
—Poutine est un grand homme, mais pas sur un cheval. Tous les Russes sont mes amis ;
—Les États-Uniens (ex-Américains, soyons précis) sont entreprenants, mais pas au lit. Tous les États-Uniens sont mes amis ;
—Les Allemands, sont rigoureux, surtout au lit et en Grèce. Tous les Allemands sauf Angela Merkel sont mes amis ;
—Les Japonais sont rieurs, mais surtout entre eux et pas au lit. Tous les Japonais sont mes amis ;
—J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de ma banque. Faisons malgré rien un effort supplémentaire : le fric c’est chic, l’argent c’est beau, le pèze fait le bonheur… T’as qu’à regarder la gueule du mec assis sous l’automate avec son gobelet vide et son chien. Tous les riches sont mes amis chic, beaux et bonheureux ;
—Je finirai par un mot gentil pour les filles (puisque dans un précédent machin, j’avais salué les gars) : les mecs sont rien que des petites carottes prétentieuses. Toutes les filles sont mes amies.
Je finirai, vraiment, sur ces mots : Corée du Nord. Ça va marcher…




« Nimporte où, chauffeur, n’importe où ; cela n’a aucune importance, roulez toujours. »
(Dorothy Parker, La Vie à deux)