vendredi 13 avril 2012

Les désarrois de Jean-Guy-Guillaume Goufumé

(D’après une histoire vraie)
Aujourd’hui Jean-Guy-Guillaume Goufumé est anxieux. Il fête ses dix-sept ans au buffet de la gare d’Angoulême avec ses amis François-Xavier Bretelle, Pedro Coronà, Thérèse Jem’avanceraijusqu’àl’auteldeDieulajoiedemajeunesse, Pierre-Louis Loti, Jean-Roger Thibault et Marc Pierre, Martin du Gard, Louise-Emmanuelle Truc et sa sœur jumelle Emma-Lou Truc, tous membres de son groupe de prière, ainsi que le père Gonzague Veste au sourire en béton. C’est Thérèse qui passe la commande de jus de tomate au garçon. Thérèse aux beaux yeux noirs des filles du Sud qui pétillent de malice et dont Jean-Guy-Guillaume est secrètement amoureux. Ils ont une heure pour célébrer l’événement, des tartelettes au citron achetées au Croissant Cuit et des bougies torsadées apportées par le père Veste. Jean-Guy-Guillaume Goufumé est vraiment anxieux : il prend le TGV pour la première fois, les sœurs Truc lui rouleraient bien une pelle, mais elles refoulent du goulot. Et puis pourra-t-il assurer du fondement et s’asseoir dans le train ? Oui, Jean-Guy-Guillaume Goufumé est anxieux, de plus en plus anxieux. Thérèse sera-t-elle en mesure de le rassurer ? Le TGV Bordeaux-Paris sera-t-il à l’heure ? Le père Veste reportera-t-il son grand révervoir d’affection sur les sœurs Truc ? La bougie torsadée est-elle plus agressive que la bougie lisse ?




Ça le soursouille, ça le salave
Ça le prend partout, en bas, en haut, en han, en hahan.
Il pâtemine. Il n’en peut plus.
(Henri Michaux, À distance)

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