mercredi 25 avril 2012

Tout ce qui vrille

Ce qui me désespère dans nos muettes relations, que j’analyse et interprète avec les outils du bord (mon pif, mon humeur de la nuit, ma lecture du marc de camembert), c’est que de prime sabord vous appréciez les billets qui me paraissent les plus faciles à écrire, les plus courts, les plus invertébrés. À quoi ça sert que je me décarcasse la noix de coco à vous pondre du feuilleton vrillant ? Hein ? Je me le limande. Flux je suis vrillant, flux vous vous en pichet. C’est des espèces rang… Là, au four cuit, j’écris nain porte coi, mes vous allée vous tendre la pêche, ou nœud chien faner si vous êtes des esprits simples. Êtes-vous des esprits simples ?
Oui, je le crois. Dans le fond, nous sommes pareils. Un bon camembert au coin du feu en forêt, un bon découvert bancaire autorisé, quelques bons fantasmes bien sentis, trois bonnes olives aux anchois, et tout roule. Ça donne envie d’astiquer sa bonne voiture.




Ça vous arrive de penser : «Aujourd’hui, ce serait le bon jour pour utiliser un levier sur quelque chose?»
(Padgett Powell, Le Mode interrogatif)

2 commentaires:

  1. Parce que plus c'est c... plus c'est bon, et puis facilité ne veut pas dire médiocrité. Franchement, sinon cela ferait de notre métier une espèce de chemin de croix plein de clous rouillés... Désolée, je suis pas catho...

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  2. M. Spiralweb,
    Offrez-vous un nouveau camembert!

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Commentaires