vendredi 18 mai 2012

Agent Gibbs

Je refais du train, je ne peux pas m’en empêcher… Et en cette veille d’Ascension, j’ai été contrôlé par l’agent Gibbs (c’est marqué sur son badge piqué sur son chemisier), un truc qui aurait suffi à monter au Ciel. Lait, en loutre, de l’autre côté du couloir, un carré de quatre lecteurs de livres, 4 ! Deux lecteurs de polars, dont un Ellory, un ouvrage intitulé Les Rois à table, et un roman en littérature blanche publié chez Actes Sud. J’ai beau me dévisser le cou, le quatrième lecteur cache la couverture de son roman comme un élève son devoir sur table — la maison Actes Sud aurait-elle publié un roman sulfureux ?
Je n’ai pas osé déranger mes nouveaux amis en prenant une photo pour immortaliser la scène, quasi biblique. J’aurais dû, je serais monté au Ciel avec l’agent Gibbs. Je suis resté quelques minutes au second étage, avec Luka, chanson illuminée de Suzanne Vega, me disant que ce n’était pas si mal. J’étais à côté de deux lecteurs de journaux, Midi Olympique et Aujourd’hui, lorsqu’un autre lecteur de livre nous a rejoints : Tigres de guerre de David Gibbins. Grâces lui soient rendues ! J’ai embarqué Luka, Suzanne Vega et l’agent Gibbs au terminus céleste. Hosanna in altissimis ! J’avais mis le doigt sur le nerf central, le Grand Compteur Électrique Universel. Là, place 75, voiture 15, TGV 8443…




« Par la merde rampante du prophète ! s’exclama mon avocat : nous sommes entrés dans une capsule intertemporelle ! »
(Hunter S. Thompson, Las Vegas parano)

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