jeudi 3 mai 2012

De la séparation en général et du cloisonnement en particulier

De la race intrépide des substantifs, donc porteur de sens, de matière et d’existence, la séparation est un vocable sournois. Il trimballe dans ses soutes un tas de trucs acérés et pointus, qui tranchent, découpent, déchirent, scient ou rabotent. Des amours tombent. Des murs s’érigent. Des portes se ferment.
Et les souvenirs s’effacent, la mémoire s’estompe.
Existe-t-il quelque part, au sud de ce qui fut nos vies, une consigne des minutes heureuses ?




Jamais, si la vie dépérit et avec elle toutes les choses, je ne me dirai que demain il sera trop tard.
(Pentti Holappa, Les Mots longs)

2 commentaires:

  1. Il faut changer l'eau du bocal!

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  2. Des cahiers, photos, pages, souvenirs, vieux morceaux de trucs méconnaissables qui ont été des galets, coquillages, boules de neiges achetées, ramassées ici ou là.
    Ou alors, il ne reste rien, et bon débarras.

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Commentaires