dimanche 17 juin 2012

La photo du dimanche (10)

Le dimanche, je manque de sujets. Je n’ai que des objets sous la main. Un soc de plastoque, un kilo de troènes, un bayou, une chose panée, une tranche de rontarin, une carpe magnétrique de voilure, une tomme fléchie, un couptar de moche, un félésonne fossile, un sang trié où lune un pataugas patti becquet.
De voir tout cela autour de mon ordinateur me désafiole la rayure. Dieu a vraiment merdé le septième jour, il n’avait pas la foi, ce n’est pas possible autrement. Il y a un manque de conviction patent dans la structure du dimanche, un amateurisme hautain, une certaine forme d’impuissance ou d’incontinence. Le dimanche est un truc qui goutte au bout d’une gargouille. Et Dieu n’est qu’un Quasimodo de cathédrale, un monstre cavaleur qui s’essouffle dans les hauteurs pour rattraper sa mère et lui offrir un collier de nouilles.




La boule comme symbole de la perfection représente la vie. La vie est le retour permanent à nos origines. Partout où vous commencerez votre chemin à partir d’une boule — que vous avanciez verticalement ou horizontalement — vous vous retrouverez toujours à votre point de départ. Vous aurez l’impression d’avancer toujours dans le même sens, alors qu’en réalité, vous inversez votre chemin : si vous partez vers la gauche, vous retrouverez votre point de départ en arrivant par la droite. Si vous avez l’impression de marcher verticalement, c’est que vous commencez par monter pour vous retrouver à votre point de départ en redescendant — et vice versa.
(Hans Höting, Les Étonnantes Vertus des boules qi gong. Leur bon usage pour la santé, la relaxation et la vitalité)

[Ze Cretin Club intègre de nouveaux membres.]

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