mardi 14 août 2012

Caroline Rousseau, deuxième couche

Merci, chères gardiennes du temple, de votre vigilance. Plusieurs d’entre vous ont attiré mon attention sur le cas Caroline Rousseau et sont allées lire TOUS ses commentaires chez les archères. Grâce à vous, celle-ci va pouvoir atteindre le rare bonheur d’être citée une seconde fois au tableau d’honneur de mon beau Spiralweb. Car, n’en moutons pas linceul printemps, chères soldates des légions nord-coréennes, vous lui ferez un nouveau triomphe.
Je disais ici-même (post du 19 juin) combien Caroline Rousseau m’inquiétait. J’aurais dû pousser plus loin mon enquête. Sa critique amazonienne de Requiem d’Anna Akhmatova m’avait alerté quant à la bonne santé de l’Éducation nationale, et accessoirement quant à sa propre santé. Pour les paresseuses qui refuseraient de remonter au 19 juin, je précise qu’en cliquant sur une petite image dans le tableau d’honneur de la marge droite elles ont accès à l’intégralité du premier épisode.
Pour les très paresseuses, je cite de nouveau la critique écrite par Mlle Caroline Rousseau, comme elle aime à se présenter — serait-elle niaiseuse à ce point notre agrégative/agrégée ?
Titre : « Un achat utile ». Déjà, je suis à terre. Je rappelle que la demoiselle se présente à une agrégation de lettres. On lui souhaite de ménager ses efforts en vue de préparer son concours et de ne se risquer, dans ce but, qu’à des achats utiles. Intégralité de sa critique : « J'ai commandé toutes les œuvres au programme de l'agrégation interne de Lettres Modernes 2011. Les produits sont arrivés rapidement, neufs. » Appelez le Samu, voulez-vous ? Relire cette bouillie indigeste est en train de me tuer.
Il semblerait que le choléra ait gagné tout le réseau et depuis longtemps.
Ce commentaire a paru sur le réseau des archères le 31 octobre 2010. Mais il semble que la demoiselle, poussée par on ne sait quel prégnant sentiment de responsabilité professionnelle, se soit prise au jeu de la critique littéraire. Le 6 décembre, elle récidive en publiant sur le même site une critique d’un recueil de contes fantastiques de Théophile Gautier intitulé La Cafetière et publié dans une collection scolaire pour les collégiens. Attention, sortez les trompettes, voici son commentaire :
Titre : « Un achat d’occasion ». La pôvre, elle doit venir d’une favella suburbaine d’Eure-et-Loir et n’a pas les moyens d’acheter un livre de poche neuf. Pardon d’être gratuitement méchant, chères, très chères soldates, mais dans certains cas extrêmes il est de salubrité publique de tirer sur les ambulances.
Critique : « Un bon achat dans l’ensemble, même s’il est arrivée [sic] un peu plus tard et plus abîmé que je ne le pensais ». Caroline Rousseau n’a pas jugé opportun de mettre un point final à sa phrase soulignant combien, pour le moins, son sens de la langue fuyait. Vers où ? Mystère…
Mais ne nous arrêtons pas à ce cynisme un peu facile, jugeons sur le fond, chères soldates. Est-ce qu’un recueil de nouvelles, qui est une sorte d’ensemble, peut être livré par morceaux ? Nouvelle par nouvelle ?
La notion de « bon achat », que faut-il en penser ? La cliente évalue-t-elle son investissement financier et intellectuel en fonction du but qu’elle poursuit (l’agrégation interne) et se félicite-t-elle d’un rapport équilibré de ce point de vue ou largement favorable (mais à quoi ?— vous êtes toujours là ?) ?
Et « un peu plus tard », qu’en penser aussi ? Cette variable aléatoire qu’introduit l’adverbe « peu » sous-entend un étirement élastique du temps (de livraison) où les journées compteraient 25, 27 ou 33 h 30…
« Plus abîmé que je ne le pensais »… La qualité de fraîcheur d’une salade reste une notion subjective ; il faudrait en informer la demoiselle et l’envoyer plus souvent au marché.
Ah oui… le participe passé, les accords, le genre, tout ça. Des trucs pour les obsessionnels sans doute.
Caroline Rousseau, je vous en prie, changez de métier. N’essayez plus de transmettre un savoir, efforcez-vous de faire l’acquisition du vôtre.
Retournons le sens de l’épidémie : si j’étais directeur du choléra…







Qui considérez-vous comme un véritable intellectuel, et avez-vous connu personnellement quelqu’un que vous considériez comme un véritable intellectuel ?
(Padgett Powell, Le Mode interrogatif)

1 commentaire:

  1. Qu'est-ce que c'est bien comment tu causes, Titi.
    C'est simplement beau... Voila, tu es beau dans ton légitime courroux et ta Spiral tiret web est un magnifique ovni, bien que tu n'aies jamais cessé de faire mon panégyrique dans ton redoutable crétin-club. Tu m'as flashé dans toutes les positions, salop!
    Cela dit, faut plus que t'appelles Caro "Mademoiselle", c'est fini le temps des oiselles, place aux temps modernes et vive les jeunes "executive woman", DRH chez Monsantos de préférence! Ouais mon vieux gars, à c't'heure-ci le réseau est livré aux gamins ---> direction Gouillette les anciens.
    Hum, bon, te fâche pos Jean-Marie, j'arrête de saloper ta Spirale et laisse-moi simplement te demander de te décaroliniser... Tu te fais du mal ma poule. Songe plutôt à une gentille et glorieuse soldate NC, oublie l'aut' rosière.


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