jeudi 9 août 2012

J'ai les anneaux dans la peau, voilà…

J’ai eu mal, voilà, chères soldates des légions nord-coréennes… Un mal de chien, voilà, mais ça y est : les anneaux olympiques sont tatoués en haut de mon épaule, voilà, gauche. Je m’étais promis que, voilà, si je ratais la finale, il me fallait quand même un souvenir. C’est Nelson Montfort, le so British de France Télévision, voilà, qui m’a encouragé après m’avoir interviewé. Il est fort, le, voilà, Nelson, pour faire parler les athlètes de haut niveau, voilà, comme moi. En plus, il nous aime, voilà. Il nous donne la parole, voilà, les Jeux, c’est pas tous les voilà ! Alors voilà ce que j’y ai dit au Montfort : « Je finis vite, mais je me réveille trop tard. Chuis pas trop du matin non plus. C’est pas une excuse, voilà. Mais je me suis fait plaisir, j’ai tout donné, j’ai rien lâché. Je dédicace ma course à ma mère et au 8e d’artillerie qui m’a soutenu, voilà. Et aussi à mon sponsor Lavipass qui m’a fait confiance toute l’année. Et voilà… » Dans quatre ans, à Rio, mon objectif, c’est la finale. J’ai déjà les anneaux dans la peau, alors voilà, hein !




Ignatius commençait à se sentir de plus en plus mal. Son anneau semblait refermé à jamais, étranglé, et il avait beau sauter, rien ne parvenait à l’ouvrir. D’amples rots s’arrachaient aux poches de gaz de son estomac, déchirant son tractus digestif. Certains s’échappaient à grand bruit. D’autres, comme des rots d’enfant sevré, venaient se loger dans sa cage thoracique, lui causant des haut-le-cœur et des brûlures d’estomac intolérables.
(John Kennedy Toole, La Conjuration des imbéciles)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Commentaires