samedi 12 janvier 2013

2012, année de la lose ; 2013, année de la… ?


Franchement, chères soldates des légions nord-coréennes, j’ai beau faire, je ne m’habitue pas à cette période de fêtes obligatoires. Ça me donne des rougeurs, le teint vert, et ça me démange aux entournures — un peu plus larges en cette période de fabrication de gras. Je me gratte les 24, 25 et 31 décembre, et je déprime du 1er janvier au jour du baptême du Christ qui est accessoirement celui de mon anniversaire, en passant par les Rois.
La galette, si l’on en croit mes nouveaux amis, les Chevaliers du Fiel, ça peut être terrible et vous entraîner sur de très longues périodes de digestion frangipane.
En loutre, depuis qu’ils ont lancé la mode des fèves en céramique émaillée, les abrutis de fabricants de haricots nous exposent à de longues maladies — on avait déjà bien assez de soucis avec les choses qui se fument, se boivent ou s’injectent, les routiers, les caons atomiques, les invisibles pesticides, et les agents verbalisateurs (le n°147315 m’a flashé 1km/h au-dessus de la vitesse autorisée et je l’ai vu ricaner lorsqu’il m’a pris en photo, cet abominable pervers, ce salopard venimeux).
Oui, se ramasser une année supplémentaire dans les dents au sortir des galettes et rendre un point de son permis comme on vomit parce qu’on a mal réglé ses verres progressifs, ça vous fiche les baoulettes comme pas deux.
Si la dame des yeux avait été plus précise, j’aurais pu décrypter les chiffres du compteur kilométrique de mon véhicule à moteur ; j’aurais vu arriver cette année additionnelle de loin et me serais enfui (à pied). Au lieu de ça, j’ai senti ma caonnerie s’étirer vers de lointains infinis.
Rien de tel pour plomber un début d’année. Rappelez-vous, chères soldates nord-coréennes, vous étiez parties la fleur au fusil le 31 décembre 2011 et… Le 31 décembre 2010 aussi et… C’est toujours la même chose, et surtout la santé.
Finissons-en une bonne fois pour toutes avec la cérémonie des vœux, ces cadeaux obligatoires qu’on trafique sur E-bay, ce sodomite de rennes, et ces ridicules couronnes de carton doré.
En 2013, personnellement, pour des raisons personnelles, je pense que c'est impensable.




Une montre, pour un garçon de douze ans, est un motif de fierté et même d’émerveillement. Il faut du temps pour s’habituer au plaisir renouvelé que procure cette compagne attentive et réfléchie, sans cesse prête à vous rappeler à l’ordre.
(Dominique François, Pipo chevalier sans reproche)

2 commentaires:

  1. (ti)²,

    T'es pas Kaon, naon ?
    J'espère que tu n'as rien contre la glaorieuse famille des Mésons qui comptent au nombre de noas amis ! Et caomment !

    Ataomic-faop

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  2. Thierry,
    (on se tutoie ?)

    juste pour info, avant que cette affaire ne s'ébruite et ne te porte préjudice: reçu ce matin un mail administratif de la part de mesdames Désirée Dedieu ( coordinatrice chargée des affaires culturelles du Conseil régional de Rhône-Alpes), et de Vivienne Rebuffat, responsable juridique du Conseil régional d'Auvergne:

    "Monsieur Michel S.,

    sachez que depuis le 1er janvier 2013 des expressions comme "caon" ou "Meu kel caoooönnnn !!!" sont des marques déposées aux registres des greffes de Grenoble et Clermont-Ferrand. Toute utilisation de ces termes est donc soumise au versement des droits subséquents. Les citations des caons de contrebande qui auraient été relevées ça et là sur le blog de votre ami franc-tireur partisan monsieur Lefèvre sont donc passibles de poursuites. A l'heure actuelle, en raison de l'antivirus utilisé par le Conseil général, nous ne pouvons accéder directement à ce blog suspect. Nous accordons cependant le plus grand crédit aux lettres de dénonciation des administrés sincèrement choqués qui s'accumulent sur nos bureaux depuis quelques jours.

    Nous vous saurions gré de lui transmettre et de lui dire d'en prendre bonne note. Vous pourrez en particulier attirer l'attention de monsieur Lefèvre sur le fait qu'un ancien Parisien comme lui ne peut tout se permettre, notamment lorsqu'il s'amuse à jouer avec les mots protégés de notre patois, au mépris de la sensibilité de nos régions et au titre du devoir le plus élémentaire de respect de l'ordre public.

    Veuillez agréez, monsieur, nos sentiments les plus respectueux,

    Désirée Dedieu , coordinatrice-directrice des affaires culturelles du Conseil général de Rhône-alpes

    Vivienne Rebuffat, service juridique des patois menacés, Conseil régional du Limousin

    p.s. Vous transmettrez autant que possible nos amitiés chaleureuses à votre père parti à la retraite, ses visites diagnostic énergétique effectuées l'an passé dans nos services respectifs nous ont laissé un souvenir ému et reconnaissant."

    Voilà, Thierry. Sous le coup de l'émotion j'ai décidé de te transmettre le dossier, avec cette lettre in extenso que j'espère tu pourras publier sur ton blog sans que ça te cause trop de soucis. J'ai rien voulu chinter histoire que personne ne puisse douter de l'authenticité, malgré des trucs un peu persos sur mon défunt père à qui je dois tant.

    Bonne fin d'après-midi

    en espérant que ton blog sera pas interdit pour une caonnerie pareille,
    ce serait trop caon, vraiment
    à + , man

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Commentaires