samedi 21 juillet 2018

Un oiseau qui meurt

Dans un oiseau qui meurt, il n’y a aucune réponse. Fin d’un vol magnifique, où la courbe est l’espace le plus court d’un point à un autre. Dans un oiseau qui meurt, il n’y a qu’un dernier battement d’ailes, quelques plumes qui survivent à un parfum. Dans un oiseau qui meurt, toute une bibliothèque de l’air brûle, et un torrent s’étonne d’encore dévaler les rochers. De cet oiseau ne subsistent que deux yeux ronds qui tentent de comprendre ce qui doit les contraindre à nourrir un maigre poisson. Des graviers présents entre le ciel et l’eau, un souffle s’arrondit autour d’une pensée amère. Un dernier battement d’ailes… un dernier battement d’ailes disperse dans les nuages tous les mensonges.




« Je mourrai comme un vieux
Je mourrai comme un porc
Je mourrai comme un dieu
Je mourrai comme un mort
Et ce sera tant mieux »
(Roger Gilbert-Lecomte, Œuvres complètes II)

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